Les Dégenreuses

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Brienne de Torth / Gwendoline Christie – Des femmes dans le Jeu des Trônes

11 Commentaires

La saison 3 du Trône de Fer s’est achevée il y a quelques mois et l’hiver sera long jusqu’en avril 2014. Pour vous comme pour moi, il y a des raisons à cela. L’une d’entre elle – et non la moindre – est la suivante :

Il y a

– Il y a quelque chose d’intéressant dans vos livres. J’ai remarqué que vous écrivez très bien à propos de femmes vraiment très différentes. D’où est-ce que ça vous vient ? – Vous savez… j’ai toujours considéré les femmes comme des êtres humains.

Certains critiques pointent du doigt le nombre de viols, l’absence de femmes de pouvoir… tropes classiques de la littérature médiévale-fantastique. Moi, je dis, si G.R.R. Martin montre, c’est qu’il dénonce.

Les femmes ont leur place dans le jeu des trônes et de pouvoir qui agite les Sept Couronnes : Asha Greyjoy, Cersei Lannister, Daenerys Targaryen et bien sûr Brienne de Torth. C’est sur cette dernière que je m’attarde car c’est le personnage qui, en plus d’être selon moi parmi les plus dégenrants, m’est le plus attachant.

Brienne de Torth, c’est une femme qui traverse le monde comme un homme devrait le faire. Ses attributs sont traditionnellement masculins. Immense, énorme, aux traits peu avantageux et loin d’être gracieuse, Brienne n’est pas la femme qu’on attend qu’elle soit. Elle porte l’armure, brandit l’épée, défait ses adversaires en duel et en mêlée et – vous l’aurez remarqué – dans la plupart des plans de l’adaptation de la série télévisée, c’est elle qui toise l’assemblée.

Brienne_tarthPour ces raisons, et parce qu’elle refuse de se conformer aux normes imposées aux Ouestriennes, Brienne endure les moqueries à propos de son apparence, sa sexualité, les bagarres pour sa virginité. Lors de la scène du bain avec Jaime, son corps est érotisé, on l’oblige à porter une robe, lui donnant toutes les caractéristiques de la demoiselle en détresse que le chevalier Jaime doit finalement sauver alors qu’elle est forcée de combattre un ours dans une arène. « Peu importe son talent en tant que chevalier, on lui rappelle en permanence que la fonction primaire d’une femme est de se présenter de manière attrayante pour les hommes » écrit Caroline Spector.

Pourtant, Brienne doit être le personnage le plus chevaleresque de tous. Par amour désintéressé, elle se mettra au service d’un roi qui n’aura jamais d’yeux pour elle. Après sa mort, elle se met au service d’une femme pour laquelle elle partira en quête. Cette fois, retrouver la demoiselle en détresse n’est en aucun cas un moyen de parvenir à des fins quelconques : pas d’amour (courtois ou non), pas d’espoir de récompense ou de mariage, ni de conquête, de vengeance ou de gloire. Il s’agit simplement d’une loyauté sans faille et d’une compassion intense de femme à femme. Brienne, de manière générale, est entièrement dévouée à ses tâches, un modèle exemplaire d’honneur dans un monde où toutes les promesses semblent pouvoir être défaites. Sans doute parce qu’elle leur donne de la valeur.
Brienne a donc toutes les qualités d’un chevalier et d’un héros de conte, mais pas l’aspect ni le sexe. Dans ce monde où les apparences sont reines, pas de pitié : Brienne n’a pas sa place ici. Mais les vrais chevaliers non plus. Jaime, le chevalier aux cheveux et à l’armure dorés, n’est-il pas le premier de ceux qui vivent dans le vice, cet assassin d’un roi à qui il avait juré allégeance, celui qui a précipité dans le vide le fils de ces hôtes Stark quand ce dernier l’a surpris se livrant à des amours incestueuses ?

Brienne de Torth a finalement une vision très romantique de la chevalerie, et sous l’armure se cache le cœur d’une princesse. Forte, rude, elle n’en est pas moins innocente. Comme Sansa, elle croit à la bravoure et à la vertu des personnages de conte ; et comme elle encore, elle se retrouve dans une sorte de mélancolie permanente devant la déception qu’offre la perspective de la réalité. Rhiannon écrit sur Feminist Fiction à propos de Brienne :

Elle ne remplit pas le rôle que la société lui a assigné, mais elle ne dénigre pas ceux qui le font. Elle utilise sa force et son talent pour respecter et aider les autres femmes d’une façon que la plupart des hommes à Westeros n’ont même jamais imaginé essayer, parce qu’elle comprend mieux qu’aucun autre chevalier que les femmes valent vraiment quelque chose en tant qu’individu.

Mais au-delà du personnage de Brienne, son évolution sur le petit écran présente un autre aspect intéressant. C’est Gwendoline Christie qui l’interprète. L’actrice anglaise compte pléthore d’admiratrices et d’admirateurs, mais contrairement à d’autres stars du petit écran, elle n’appuie pas son succès sur un mélange de sensualité et de paillettes mais sur ce qu’elle représente. Son rôle, on en a déjà parlé. Et Gwendoline Christie le joue du haut de son mètre 90. Loin au-dessus du mètre 57 d’une Eva Longoria. Dans de nombreuses interviews, l’actrice évoque la discrimination par la taille dont elle a été victime, étroitement liée au sexisme ambiant. Elle non plus, comme Brienne, ne correspond pas au rôle que la société lui affecte. 1m90, c’est bien trop grand pour une femme. Pour une actrice aussi. Gwendoline Christie affirme en effet « [s’]être toujours sentie de temps en temps assez asexué à cause de [sa] taille« . Intéressée par les questions de genre et d’égalité entre les sexes, elle « voudrait faire une petite différence: faire quelque chose, n’importe quoi, qui fasse que les gens aient plus le sens de l’égalité« . Etant donné le succès de son personnage – qui permet la démocratisation de ce genre de figure peu commune – on ne doute pas qu’elle réussisse. On a plus qu’à lui souhaiter de devenir une grande actrice, maintenant !

gwendoline_christie

Sources (anglais):

There are No True Knights: Brienne of Tarth – Feminist Fiction
« Power and Feminism in Westeros », Beyond the Wall: Exploring George R. R. Marin’s A Song of Ice and Fire, Caroline Spector.
« Gwendoline Christie: Natural Born Warrior », interview par Debbie McQuoid pour Stylist.co.uk
« How We Met: Gwendoline Christie & Polly Borland », interview par Esther Walker, Sunday 29 June 2008, pour The Independent.

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Auteur : borderblue

Elfe invocatrice, accesoirement étudiante en Marketing & Communication. Rôliste et MJ à ses heures perdues. Amatrice de MMORPGs au point d'être GM, de littérature (de qualité littéraire, j'y tiens) fantasy, fantastique et parfois SF, de cases et de bulles d'ici et d'ailleurs. Nippophile et adoratrice de Nintendo. Geek depuis Sonic et la MegaDrive. Féministe avant même de le savoir.

11 réflexions sur “Brienne de Torth / Gwendoline Christie – Des femmes dans le Jeu des Trônes

  1. Brienne est une femme aux attributs masculins. En fait c’est tout ce qu’elle est. Ca nous est rappelé à chaque scène où elle apparaît. C’est présenté comme tellement extraordinaire que ça étouffe tout trait de caractère, qualité, défaut, ou aspiration qu’elle aurait pu avoir. Elle est présente uniquement pour subir les moqueries ou les interrogations des autres. Ce n’est pas un personnage : c’est une curiosité pour les autres personnages.

    A côté il y a les autres femmes de la série.

    Arya, le cliché du garçon manqué, supposément symbole de l’émancipation féminine mais qui a appris toutes ses compétences de maîtres masculins, et qui n’a que des hommes comme modèles.

    Catelyn Stark est le cliché de la mère. Entièrement dévouée à son mari et à ses enfants, elle agit dans l’ombre pour le bien de sa communauté.

    Daenerys cumule, cliché de la jeune fille en fleur tombée amoureuse de son violeur, de la mère obsédée par ses bébé dragons, de la sorcière qui ne contrôle pas ses pouvoirs.

    Mélisandre est le cliché absolument parfait de la sorcière manipulatrice rousse qui mêle ses forces maléfiques à son pouvoir de séduction pour berner les hommes. Elle se construit en opposition au « chevalier oignon », archétype de l’homme raisonnable, droit et honnête, celui qui a les pieds sur terre.

    Et je pense que c’est même la peine d’évoquer Sansa ou Margaery hein… En tout cas moi ça va mieux, j’avais bien besoin de vomir un peu sur cette série incroyablement stupide, sexiste et raciste… mais encensée par un paquet de gens bien, de façon incompréhensible 😮

    • Bonjour Szam,

      Permets-moi de commencer par te reprendre. Tu écris: que Brienne « n’est pas un personnage : c’est une curiosité pour les autres personnages. » Pour moi – et pour bien d’autres – Brienne est un personnage à part entière. Pourquoi serait-elle quelque chose de moins ? Martin a su lui donner une profondeur et une richesse – que j’effleure à peine dans l’article – comme à ses autres personnages. Elle a droit autant que les autres à des chapitres dans les romans, des scènes dans la série. Je ne pense pas que son rôle se limite à soulever les interrogations des autres personnages. Mais si c’est le cas, au moins sert-elle à soulever celles des lecteurs/du public concernant le traitement des genres. Et ce n’est pas rien. La création d’un tel personnage est une preuve à elle seule de l’antisexisme de son auteur. Et Brienne n’est pas la seule à servir ce dessein de remettre en question la « normalité genrée » : il y a aussi Varys ou encore Littlefinger. Les personnages évoluent dans un monde extrêmement sexiste (ça m’en rappelle un autre, tiens…) et malmènent les deux sexes aussi bien que ceux qui ne correspondent pas à la norme.

      D’autre part, les personnages féminins que tu cites sont loin d’être traitées de manière parfaite, mais que toutes ces femmes se battent comme elles le peuvent dans un univers patriarcal/mysogyne en utilisant les armes qu’elles possèdent. Cersei, oui, d’une certaine manière incarne parfaitement la « reine maléfique » mais elle est plus que ça: au fur et à mesure, elle se rend compte que ses aspirations de pouvoir et de respect rencontrent un plafond de verre.

      Pour finir, il existe de nombreuses différences entre la série télévisée et la série de romans. La première a souvent un traitement sexiste des femmes, mise en cause par la nudité excessive et inutile de certains personnages féminins, notamment.

      Si la série n’est pas parfaite et ne se défait pas de certains clichés sexistes, pour moi, elle tend à les interroger plus qu’à les affirmer.

      • Pfouh effectivement on a vraiment pas la même lecture de la série 😀

        Je pense que c’est parce qu’à la base la série ne me plaît pas, du coup j’ai tendance à ne voir que ce qui m’énerve 😀

    • [A Szam]
      Je ne suis pas d’accord pour Arya. (attention spoil pour ceux qui n’ont pas vu la série)
      Tu ne peux pas lui reprocher d’avoir reçu sa première épée d’un de ses frères quand sa seule sœur est une cruche (« oh il est prince et il est beau et je l’ai vu 5 minutes, je l’aime »).
      Tu ne peux pas lui reprocher, dans une société patriarcale, que ce soit son père qui lui ai donné accès à un maître d’arme renommé et pas à contrecœur genre « oh tu m’énerves, je vais te trouver un maître d’arme et tu me foutras la paix » mais bien « si c’est ta passion je vais te trouver quelqu’un de compétent pour t’entrainer ».
      Tu ne peux pas lui reprocher, dans une société où les guerrières sont considérées comme des blagues, que la première épée de Bravos soit un homme. Arya reçoit quand même des cours d’un des meilleurs épéistes du monde, qui vu son style et sa carrure est loin de représenter le standard de l’homme fort : 1m60, pas particulièrement musclé mais plutôt taillé pour l’agilité et la vitesse, utilise une lame à une main et pratique l’escrime « élégant » des danseurs d’eau.

      Je vais pas faire le listing de toutes ses mentors qui dans une société patriarcal ne sont que des hommes, elle est cependant toujours considérée sans condescendance comme une jeune guerrière forte et non comme une fillette fragile.
      La seule exception étant Tywin qui la sauve de la mort contre une place de servante (mais bon, lui c’est l’ennemi alors il est con, comme tous les ennemis).
      La saison 3 se finissant quand même sur l’appel de Jaqen, promet un futur de guerrière au sein d’un clan de puissant assassins (du moins c’est ce que je pense et que j’espère).
      Arya est, pour moi, une des femmes les plus forte de l’histoire avec Brienne de Torth et la grand-mère de Margaery (à mon avis elle va étonner beaucoup de monde dans la saison 4, même si j’ai pas lu le bouquin encore).

      Je finirais en disant que comparer Sansa et Margaery est un peu maladroit puisque Margaery serait plutôt comparable à Cersei vu sa façon de jouer au jeu des trônes. Je ne pense pas qu’elle soit réellement en admiration devant Joffrey mais plutôt qu’elle cherche à atteindre le pouvoir via lui. Attention, pas genre « bouh c’est une femme elle cherche que le pouvoir » mais comme tous les joueurs de ce jeu qu’ils soient homme ou femme (ou eunuque).

      Et une fillette qui réapparaitra surement bientot (encore des suppositions perso) qui pourrait être prometteuse et dont personne ne parle jamais : Myrcella Baratheon fille de Cersei Lannister et de Robert Baratheon (officiellement…).
      On a eu bien trop de scènes sur son départ pour sa sécurité pour qu’elle ne revienne pas à l’écran (et j’espère qu’elle sera plus proche d’une Arya que d’une Sansa).

      TL;DR
      Je ne peux pas te laisser dire ça sur Arya.
      Et je pense que tu regardes la série en voulant y voir du sexisme et du racisme et que du coup tu ne vois pas la nuance quand elle est présente permettant de les dénoncer plutôt que d’en faire l’éloge.

      • @Zanguu

        C’est clair que n’appréciant pas la série « au départ », je suis plus enclin à avoir une lecture 100% négative de tout ce que j’y vois (à quelques exceptions près, Cersei qui se heurte au plafond de verre j’ai trouvé ça bien foutu, et j’aime aussi le personnage de la mamie Tyrell). Mais bon, l’en faut bien un pour cracher dans la soupe hein 😀

        Cela dit y’a une raison au fait que « au départ » je n’ai pas accroché, et ça tient beaucoup à ton argument « c’est normal c’est une société patriarcale c’est cohérent » : pour moi ça tient pas. C’est une série de fantasy et comme souvent l’auteur a eu la paresse de chercher à sortir des clichés de la fantasy, on se retrouve donc avec une société ultra-patriarcale, et cette société est globalement célébrée à tout instant.

        On célèbre les vrais hommes, les héros, les guerriers d’antan à l’honneur et au courage hors du commun, on célèbre les bons vivants, qui se gavent de viande rouge et baisent des prostituées, c’est l’éloge permanent de la virilité. Insupportable.

        Les femmes (vu que c’est quand même elles le thème de l’article) sont d’office reléguées à des rôles plus secondaires, et essayent tant bien que mal d’exister dans ce cadre hyper-défavorable. C’est logique. Elles partent avec 2 longueur de retard, Brienne est obligée d’en faire 2 fois plus qu’un homme pour être considérée comme leur égal. C’est cohérent. Parfois une scène (Arya qu’a pas le droit de se battre, Cersei et son plafond de verre) nous rappelle que quand même cette société c’est pas super jojo. Mais t’inquiète pas spectateur, juste après t’as le roi Baratheon en armure en train de se faire 3 prostituées d’un coup en vidant son litron ! Hihi, sacré déconneur, ça remonte le moral va !

        Mais au départ, pourquoi on devrait être obligé de se taper cet univers ultra-patriarcal ? Parce que la fantasy pioche et exacerbe un imaginaire médiéval où les hommes sont des guerriers, des stratèges, des rois, et les femmes des princesses, des prostituées, des sorcières. Et sans être un expert du moyen-âge, j’ai l’impression que l’image qu’on en a est déjà bien fantasmée (comme les hommes des cavernes qu’on imagine tous hommes à la chasse/femme à la grotte, alors qu’en vrai on en sait rien).

        Et donc Game of Thrones alimente joyeusement le mythe de « ce passé glorieux où les hommes étaient de vrais hommes et les femmes de vraies femmes, c’est pas comme maintenant théorie du djendeur han »

        (du coup ce commentaire parle surtout d’hommes et peu de femmes, plutôt HS donc, mais pour moi le ver est dans le fruit, les personnages femmes pourraient être géniales, dans cet univers-là elles sortiront forcément perdantes)

      • @Szam
        C’est assez marrant de voir ton interprétation car j’ai environ la même lecture mais je n’en tire pas les mêmes conclusions.
        Je pense G.R.R.M. n’a pas eu « la paresse de chercher à sortir des clichés », je pense qu’il à gardé les « codes » de ce genre d’univers pour en démontrer la stupidité (même si comme dit précédemment, je n’ai vu que la série. Ma pile de lecture n’est pas encore à l’escale « trône de fer »). Là où tu vois des acclamations envers ce modèle patriarcal, j’y vois une critique.
        Barathéon qui se tape cruchon de vin sur cruchon de vin et un groupe de pute de temps en temps, je ne vois pas ce que ça a d’encourageant. Le roi n’est qu’un poivrot pervers qui ne vois même pas que ses enfants ne sont pas de lui (pourtant vu combien il couche avec sa reine il aurait pu deviner).
        Varyss qui utilise les « services » de Littlefinger que quand c’est des petits garçons… voilà.
        Le « dragon » (perso je l’appelle gros connard mais il me semble qu’il a un prénom) qui vend sa soeur pour devenir roi (et qui échoue lamentablement).
        Joffrey (aka petit connard, à ne pas confondre avec l’autre donc) le mégalo qui aime faire souffrir les autres et pense qu’il est un dieu mais s’échappe à la moindre altercation. Que de courage… un exemple pour tous les hommes…

        A part quelques exceptions les hommes de GOT, bien qu’étant à la tête de la société ne sont que de sombres idiots.
        Ce qui amène les héros vraiment intéressants à peu prés à égalité entre les deux sexes.

        Ah et encore non pour Arya !!!
        Arya a le droit de se battre, elle apprend même avec l’un des meilleurs escrimeurs du monde, encouragé par son père et possède une arme donnée par son demi-frère Jon Snow.

  2. Le problème c’est que la série TV n’est pas aussi avancée que les romans.
    Certains personnages doivent être appréhendé sur la longueur. Qu’ils soient mâles ou femelles. Mais pour les femmes il y a une exposition intéressante de leur lutte pour leur statut.

    Mais elles se résument pas à cela.
    Ainsi, j’aime bien le personnage de Brienne à travers ses interrogations sur la notion du devoir.

    Après, la série TV c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. C’est le truc que tout le monde regarde et commente.

    Si les gens étaient un peu plus au courant, ils découvriraient beaucoup de choses matures et subtils dans la fantasy sans scènes de viols ou de personnes qui se battent dans la boue.

    La TV a un peu 20 ans de retard à se propos pour la fantasy.

    Enfin bref, merci pour l’article

    • La SF, le cyber-punk et même l’héroïc fantasy sont bourrées à craquer de femmes dont le comportement, le parcours de vie sont « libérateurs » et bien loin en effet de la bimbo/potiche ou de la femme soumise. Bref, je suis plus que d’accord avec toi Laurent 🙂

  3. Moi qui ne goûte pas du tout cette série. Je n’accroche pas il n’y a rien a faire. Je trouve particulièrement intéressante cette analyse et y trouve pour le coup un angle que je n’avais pas relevé en regardant les 3 épisodes de je ne sais plus quelle saison.
    Bref, de quoi y rejeter un œil peut-être !

  4. Brienne est vraiment un personnage très intéressant.
    Malheureusement, elle est l’exception dans le monde misogyne de Westeros. Elle est autorisée à porter des vêtements masculins, parce qu’elle ne correspond pas aux critères de beauté féminin (elle est considérée comme très laide). Et quand bien même, elle n’échappe pas à une tentative de viol et est sauvée par un homme (Jaime). En fait, c’est quand Brienne se comporte comme un homme qu’elle réussit à s’en sortir, mais lorsqu’elle est renvoyée à sa féminité, elle se retrouve en détresse et doit attendre l’intervention d’un homme pour la tirer d’affaires.
    C’est ce qui me gonfle dans la série, on dirait qu’en cas de tentative de viol (qui sont hyper nombreuses), soit la femme doit se soumettre et, parfois, finit par aimer ça (cf la scène entre Jaime et Cersei dans la saison 4, ou Daenerys/Drogo dans la saison 1), soit elle doit attendre qu’on vienne la secourir (Sansa qui est secouru par le Limier, Jon qui aide une des femmes de Craster etc.). Comme si elles étaient incapables d’avoir le dessus sur un homme…

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