Les Dégenreuses

Blog féministe & geek

Comment le féminisme nuit aux hommes – Micah J. Murray

19 Commentaires

Hier quelqu’un sur Facebook m’a dit que le féminisme élevait les femmes aux dépens des hommes, que son projet de légitimer les premières visait à émasculer ces derniers.

Il avait raison.

*

Ce texte est une traduction littérale de l’article de Micah J. Murray publié sur son blog Redemption Pictures et sur le site du Huffington Post « How Feminism Hurts Men » que nous publions avec l’autorisation de son auteur. Nous avons décidé de le traduire afin de le rendre accessible au public francophone non-anglophone et suivant le même genre d’initiative réalisée avec l’article de Laurie Penny « I was A Manic Pixie Dream Girl ».

*

Hier quelqu’un sur Facebook m’a dit que le féminisme élevait les femmes aux dépens des hommes, que son projet de légitimer les premières visait à émasculer ces derniers.

Il avait raison.

Pour les hommes, la montée du féminisme nous a relégué à un statut de seconde classe. Les inégalités et les discriminations sont devenues partie intégrante de notre vie quotidienne.

A cause du féminisme, les hommes ne peuvent plus marcher dans la rue sans crainte de se faire siffler, harceler, ou même sexuellement agresser par les femmes. Quand il est agressé, c’est l’homme qu’on blâme – vu la façon dont il était habillé, il ne « demandait que ça ».

A cause du féminisme, il n’y a pas de grandes conférences chrétiennes sur comment se comporter comme des hommes, où des milliers d’hommes pourraient célébrer leur virilité et Jésus (et peut-être faire la nique aux stéréotypes féminins.)

A cause du féminisme, les estrades dans les églises et les projecteurs sont souvent réservés aux femmes. Les hommes sont encouragés à se limiter à s’occuper de la garderie et de la cuisine. Parfois, on leur dit même de garder le silence à l’église.

A cause du féminisme, les femmes gagnent plus d’argent que les hommes aux mêmes postes.

A cause du féminisme, on trouve difficilement des films dont le personnage principal est de sexe masculin. La plupart des blockbusters mettent en scène une femme courageuse qui sauve le monde et reçoit un homme trophée en récompense.

A cause du féminisme, les sportives professionnelles sont devenues une affaire massivement lucrative où les femmes sont généralement idolâtrées. Les hommes n’apparaissent que brièvement, avant les pages de publicité, quand on les objective pour leurs corps.

A cause du féminisme, tous les moyens de contraception sont couverts pour les femmes sans question ou débat, alors que les hommes doivent lutter pour obtenir des compagnies d’assurance qu’elles payent pour leur prescription de Viagra. Quand les hommes abordent le sujet, les leaders de la droite « familiale » les appellent « trainés » ou « gigolos ».

A cause du féminisme, le corps masculin est sans arrêt soumis à l’opinion publique. Si un homme apparaît torse nu à la télévision, c’est un scandale nationale qui entraînent de lourdes amendes et boycott. Les bloggeurs écrivent régulièrement à quel point nous devrions être plus attentifs à la façon dont le choix de nos vêtements peut amener les femmes à pécher. Les satiristes insistent sur le fait que les shorts « ne sont pas vraiment des pantalons » et que les hommes devraient se couvrir parce que « personne ne veut voir ça ».

A cause du féminisme, les hommes ne sont pas représentés à la Maison Blanche, et les femmes occupent plus de 80% des sièges au Congrès. Quand un homme se présente aux élections, son apparence physique et ses choix vestimentaires sont autant discutés que ses idées politiques.

A cause du féminisme, les hommes doivent se battre pour avoir une voix dans la sphère publique. En matière de théologie, de politique, de science et de philosophie, la perspective féminine est souvent considérée comme celle par défaut, normale et impartiale. Les perspectives masculines ne sont pas prises au sérieux car trop subjectives et émotionnelles. Quand on élève la voix, nous sommes rarement pris au sérieux car nous sommes en colère, rebelles, subversifs ou dangereux.

Mais tenez bon, les mecs.

Un jour, nous serons tous égaux.

Publicités

Auteur : borderblue

Elfe invocatrice, accesoirement étudiante en Marketing & Communication. Rôliste et MJ à ses heures perdues. Amatrice de MMORPGs au point d'être GM, de littérature (de qualité littéraire, j'y tiens) fantasy, fantastique et parfois SF, de cases et de bulles d'ici et d'ailleurs. Nippophile et adoratrice de Nintendo. Geek depuis Sonic et la MegaDrive. Féministe avant même de le savoir.

19 réflexions sur “Comment le féminisme nuit aux hommes – Micah J. Murray

  1. superbe article merci pour la traduction 🙂

  2. C’est parfait, impossible de rater que c’est du second degré et en même temps c’est une illustration très claire du chemin qu’il reste à faire. Merci, je m’empresse de le partager.

  3. Quelle ironie ! C’est superbe, merci 😉

  4. Intéressant à lire, mais il y a certains points que je trouve nuançables, uniquement applicable aux Etats-Unis, ou erronés (mais corrigez moi, je vous prie, si vous éprouvez la même chose concernant mes remarques) :

    – les points sur la religion s’appliquent plus à la société américaine où celle-ci prend encore une place extrêmement importante dans cette dernière. Egalement, le domaine de la religion étant fondamentalement patriarcal, il serait injuste d’y faire un parallèle direct avec notre société.

    – je trouve qu’expliquer la disparité des salaires homme/femme par le sexisme et uniquement le sexisme un peu réducteur. Il y joue un rôle certain à ne surtout pas négliger et à combattre, mais il faut également tenir compte d’autres facteurs: les temps partiels pris lors de la naissance d’un enfant, ou bien les interruptions de travail faites pour se consacrer à l’enfant.
    Si une étude ne compare que les salaires totaux sans tenir compte de facteurs extrêmement importants comme ces derniers, elle est lacunaire et donc erronée.

    – concernant les films, désolé de le dire, mais je ne comprend pas pourquoi le fait qu’il y ait plus de personnages masculins principaux soit un problème. Si le contexte l’exige ou bien si c’est la vision du producteur du film… je n’y vois absolument rien de discriminant. Pour moi ça va de la liberté de penser, de s’exprimer et de créer, et cela ne tient absolument pas du sexisme! De plus, le cinéma ne manque pas de figures féminines marquantes.

    – concernant le sport, je ne vous suis pas du tout . Laure Manaudou, Laura Flessel, Steffi Graf… Toutes des sportives d’exception encensées (et attaquées) dans les médias. Elles sont traitées de la même manière que les célébrités en général: acclamées lors de leurs heures de gloire et parfois harcelées par les rumeurs et les papparazis.

    – concernant les moyens de contraception et autres, le viagra et les préservatifs ne sont remboursés d’aucune manière! Les pillules le sont à 65% sur ordonnance, je crois. C’est un problème qui concerne les Etats-Unis et non la France!

    – concernant l’opinion public, là encore les problèmes énumérés sont propres à la société américaine. Les pubs pour savon (Sanex) ou autres produits de beauté montrant une femme à la poitrine dénudée ne provoquent pas de scandale national et ne dévalorisent aucunement la femme. Et puis les blogs décrivant les femmes comme des pécheresses ne sont vraiment pas légion.

    – concernant la politique, je ne comprend pas cette volonté de parité. Pour moi, parité ne veut pas dire égalité. L’égalité serait plutôt l’égalité des chances et des opportunités pour tous. Une personne devrait être élue de par ses valeurs, son mérite et ses qualités. Le genre, la taille, le poids ne doivent y jouer aucun rôle selon moi.
    Et puis pour la seconde remarque, toute personne politique se présentant aux présidentielles est jugée à un moment ou à un autre sur son apparence physique et ses choix vestimentaires.
    Exemples: N.Sarkozy décrit comme un nain antipathique, F.Hollande comme un homme grassouillet impotent, S.Royal comme une cruche etc.

    – et le dernier point qui m’embête… parce qu’il est vrai sans être ironique, malheureusement. Là où la violence conjugale envers les femmes est un fait universellement reconnu et est sévèrement punie (et à juste titre), celle perpétrée envers les hommes est souvent minimisée, ignorée, voire tournée en ridicule par les forces de l’ordre ou de la justice! Il y a près de 130000 cas d’hommes battus recensés par an. Ceci sans compter ceux qui se taisent par honte ou par peur de ne pas être pris au sérieux.
    Et ce grave problème ne commence à être traité sérieusement qu’il y a très récemment.

    C’est face à ce genre de graves problèmes que je regarde le féminisme et le masculinisme et que je me demande:
    « Pourquoi évoluer comme deux courants opposés concurrentiels alors que vous pouvez agir de concert pour éradiquer les inégalités qui minent la vie de tout un chacun? »

    • Bonjour,

      Quel dommage de poster un tel discours sous le nom d’un personnage de la culture vidéoludique que j’aime tant.

      Mais, tout d’abord, permettez-moi de vous rappeler un point que vous avez sans doute éludé: cet article n’est pas une production originale des Dégenreuses mais un article traduit sous l’autorisation de son auteur qui est Américain et chrétien.
      Ceci étant clair, quelques réponses à vos interrogations:

      – notre société est patriarcale et cela se traduit dans la religion, qui l’est également. Pourquoi les femmes n’auraient pas le droit d’avoir aussi une place dans l’exercice du culte ?

      – les chiffres sur les écarts de salaire tiennent en compte les temps partiels, ect. et il y a toujours un écart pur qui n’est pas justifié. On peut aussi se demander pourquoi c’est toujours aux femmes de poser des congés pour s’occuper des enfants.

      – pour le cinéma, c’est tout simplement parce qu’en tant que femmes, nous aimerions aussi être représentées dans les produits culturels. De plus, le manque de femmes représentées de manière correcte, et l’hypersexualisation de certains personnages féminins a un impact sur les femmes de la vraie vie (baisse de l’estime de soi, volonté d’être leader diminuée, culture du viol renforcée…). La culture n’existe pas en dehors de la société, au contraire, elle émane de la société et la nourrit en retour.

      – la télé retransmet tous les matchs de l’équipe de France de foot masculine, mais pas pour l’équipe de France féminine (ce n’est qu’un exemple parmi d’autres).

      – un seul type de pilule est remboursé (et toutes les femmes ne peuvent pas la prendre). Le viagra lorsqu’il est prescrit par un médecin est remboursé.

      – pourquoi les photos de stars féminines topless font la une de la presse à scandale mais pas les stars masculines ? Il suffit de lire les commentaires sur les sites d’info concernant n’importe quel fait divers de viol pour y voir du slut-shaming important.

      – Quand un plafond de verre empêche les femmes d’accéder à des responsabilités politiques et que la quasi-totalité de l’hémicycle est composé d’hommes blancs hétéros d’un certain âge, il y a peut-être des questions à se poser. Dernier exemple en date, on a demandé à NKM à la télé pourquoi elle avait une coiffure « hollywoodienne » lors d’une interview politique. Aurait-on demandé la même chose à Sarkozy ? J’en doute.

      – La violence conjugale envers les hommes n’est pas niée, loin de là, et il est vrai qu’il est difficile pour eux de porter plainte par peur/honte, c’est quelque chose qui doit changer. La violence envers les femmes existent aussi, mais elle n’est pas nécessairement « sévèrement punie » et les structures d’aide envers ces femmes (et ces hommes) sont encore trop peu nombreuses.

      Le féminisme veut l’égalité et le respect de tous, le masculinisme veut la conservation du patriarcat et estime que les femmes ont déjà trop de droit. Ces deux courants ne sont pas du tout à mettre sur le même niveau.

      Ceci n’est qu’un aperçu des différentes problématiques que vous évoquez. Je vous suggère de feuilleter la littérature féministe à laquelle la toile vous donne accès afin d’étayer mes réponses.

    • Ohlala je suis un homme, et je trouve que tu dis que de la merde guy, j’ai pas envi de te le demontrer car vu tes arguments c’est une perte de temps tu n’apprendra jamais rien ici. Et sans etre moi même feministe mais juste sensible à l’inegalité et l’injustice entre les hommes et les femmes, je suis au moins assez intelligent pour voir toute les bêtises et contradictions que tu dis ici et me dire qu’il y a encore bien du chemin pour que tes « deux courants…. agissent de concert ».

  5. Bien le bonjour et bonne année à toutes et à tous!

    Ayant oublié que j’avais posté par ici, je me permet de vous répondre.
    Je suis arrivé par hasard sur ce blog en faisant des recherches sur les violences conjugales envers les hommes et les femmes, et la relative indifférence rencontrée lorsqu’elles concernent les hommes. Au fil des pages, et voyant que les rédactrices ci-présentes semblaient être raisonnables (bien que je ne partage pas tous leurs points de vue), je me suis décidé à réagir sur ce billet qui se voulait être humoristique (but que je n’ai pas éludé, mais que je voulais nuancer), mais qui, pour moi, exprimait tous les paradoxes de notre société, des mouvements féministes et masculinistes, ainsi que certaines incohérences.

    Ce que je trouve extrêmement décevant, cependant, c’est cette propension à vouloir me culpabiliser ou me rabaisser intellectuellement. Implicitement dire que je salis un personnage célèbre du monde vidéoludique (que j’apprécie également beaucoup) par mes propos, ou placer des tirades commençant par « je suis au moins assez intelligent pour…. » (Mouffles) est simplement blessant.
    Je ne suis rattaché à aucun mouvement féministe ou masculiniste et préfère voir le monde de manière crue, et je trouve particulièrement dommage ces attitudes rencontrées lorsque l’on émet un avis, certes opposé sur de nombreux points, mais néanmoins respectueux.

    Ceci dit, ça ne va pas plus loin, et si cela reste acceptable, je me permet de répondre à certaines de vos objections, borderblue.

    – Concernant la religion, bien que n »étant pas un théologien et n’ayant connaissance que de quelques bribes d’histoire, je trouve que réduire cette dernière à un simple mouvement patriarcal contre les femmes est extrêmement réducteur.
    Vous comparez une idéologie millénaire à une idéologie relativement récente. Les bases de la société n’étant fondamentalement pas les mêmes lors de leurs créations respectives, comparer ces deux dernières point par point est tout simplement… bête. Ainsi, les hommes disposaient du pouvoir divin, les femmes celui du mystère de la vie, la vie devant être célébrée quelque soit le contexte. Concepts éculés avec des yeux du 21e siècle, mais cohérent avec le 1er siècle où guerres et conquêtes étaient courantes.
    Les préceptes des religions de maintenant sont ils similaires en tout point à ceux enseignés jadis? Heureusement non. Même si ils ont évolué, sont-ils parfaitement en raccord avec les concepts du féminisme du 21e s? Non. Vont-ils évoluer dans ce sens dans un futur proche? Probablement pas.
    Malgré tout, faut-il pour autant agresser ses croyants et désacraliser les lieux de culte comme le font, par exemple, les FEMEN? Je ne pense pas.

    – Concernant les écarts salariaux, le problème que je vois toujours c’est que la plupart des médias et des journalistes non spécialistes reprennent le fameux 25% d’écart sans tenir compte du mode de vie choisi, de la situation familiale, du parcours professionnel, du secteur choisi, des heures supplémentaires (regroupées sans distinction sous 35heures et plus dans les études en question), des préférences globales de tout un chacun etc.
    Si l’on prend tout cela en compte, la part résiduelle inexpliquée est de l’ordre de 5 à 7%! Ce sont ces chiffres là que l’on devrait bûcher et étudier avec plus d’approfondissement! Sont-ils entièrement dus à de la discrimination purement sexiste, auquel cas il faudrait réagir en conséquence? Ou bien cet écart a-t-il une autre explication, partielle ou complète?
    Ressortir à tout bout de champ les 25% en occultant une grosse partie de la réalité revient à de la malhonnêteté intellectuelle. Si l’on doit combattre les inégalités, autant le faire correctement et avec intégrité et non pas invoquer une globalité de patrons misogynes alors que la réalité est différente. Car en faisant cela, on ne ferait que créer plus d’inégalités, en réponse à une inégalité intensifiée et inexacte!

    – Concernant le cinéma, là encore, je trouve que vous avez une vision sélective du problème. Il y a souvent hypersexualisation et/ou stéréotypisation des personnages masculins ET féminins pour les blockbusters, les films d’actions, de super héros, de spoof movies et autres films de ce genre.
    Les hommes sont représentés comme des bellâtres musclés, virils, auréolés de succès et irresistible pour la gent féminine. Ou encore sont d’odieux salauds, méchants sans aucune autre raison particulière que la méchanceté, vicieux, couards et stupides. Ou encore comme de simples personnages de seconde zone sans visage.
    Les femmes sont représentées comme des bombes sexuelles et mortelles aux formes souvent généreuses, irresistibles pour les hommes. Ou bien comme des blondes écervelées ne servant que de faire valoir. Ou bien comme des personnages froids et manipulateurs.
    Qu’un réalisateur de films de ce genre adopte telle ou telle représentation pour un de ses personnages, que cela soit sexiste ou pas, il en va de sa propre sensibilité, de l’oeuvre ou du matériel sur lequel il se base et de sa liberté d’expression. Ce qui importe c’est sa vision des choses, le public qu’il vise (un « Sexy zombies apocalypse » ou un « Bal des éphèbes vampires » ne vont pas cibler la même catégorie de spectateurs…) et l’argent engrangé par son film (le sexe et l’attirance physique font toujours vendre…).
    Mettre tout ceci sur le dos du sexisme est pour moi, encore une fois, très réducteur. Il en va du capitalisme et de la nature humaine.
    Qui plus est, pourquoi se focaliser sur des genres de films à même de proposer des rôles masculins et féminins stéréotypiques? Amélie Poulain, La Môme, La Vie d’Adèle, les Game of Thrones, l’Auberge Espagnole, une grande partie du cinéma d’auteur français ou européen… et j’en passe et des meilleures.

    Je trouve également qu’il est dangereux et mortifère pour le féminisme de prôner une vision globale réductrice et infantilisante de la femme. L’hypersexualisation des hommes et des femmes joue très probablement un rôle sur la confiance en soi de tout un chacun. Le fait de devoir avoir une bonne poitrine et des fesses rebondies pour être une héroïne de blockbuster, ou bien de devoir être un mec bien bâti et viril pour être un héro. Le fait qu’il y ait des rôles féminins de potiches, ou bien des rôles masculins de sbires déshumanisés.
    Mais de là à dénoncer ces faits, tout en se complaisant dedans et en revendiquant le statut d’opprimé? N’est-ce pas à même de pousser des personnes encore plus à la dépression et d’installer inutilement un climat de haine intersexe?
    Il vaudrait mieux éduquer ces-dites personnes autrement: leur faire comprendre qu’il existe un fossé énorme entre une vision faussée « idéaliste » d’un personnage de fiction créé à des fins mercantiles et sa propre personne. Que tout ce que l’on déclare comme « beau » et « attirant » dans les pubs, le monde de la mode, les blockbusters etc. n’est qu’un appel de phare pour pousser à l’achat ou au visionnement d’un produit et n’a aucune corrélation directe avec le monde réel. Nous ne sommes pas des être sans volonté propre, condamnés à subir tout ce que l’on voit; le danger vient dans le fait de croire à cette fatalité au lieu de cultiver la distanciation et l’esprit critique.
    Il est certes plus rapide et aisé de tout mettre sur le dos du sexisme, mais c’est, à mon sens, se tromper de cible, ainsi qu’une erreur fondamentale qui ne peut créer, à terme, que du ressentiment, de la honte et de la haine.

    – Concernant le sport, là encore je trouve que vous abordez le problème dans le mauvais sens. Ce qui compte le plus pour un directeur de chaîne c’est l’audience et l’argent qu’il pourra en tirer Avec des débuts tatillons empreints de scepticisme, on arrive à un match de l’euro 2013 féminin attirant 9% de part d’audience sur le réseau TNT qui plus est! Ca laisse de quoi réfléchir. Il faut laisser le temps au temps; si le succès est au rendez-vous concernant l’audience et l’aura médiatique, la diffusion en bonne et due forme de ces matchs sur les chaînes nationales ne saurait tarder.

    – Pour le viagra, là encore, il doit être sur ordonnance et il n’est pas remboursé! Qui plus est je trouve idiot de débattre sur ce point là, que ce soit à but humoristique comme le fait l’auteur initial du billet, ou bien sérieusement. Il est odieux de prendre de haut des hommes atteint d’impuissance suite à un traumatisme, un accident, un AVC ou tout autre évènement impromptu et pour qui le viagra devient le seul moyen de faire l’amour à sa moitié; tout comme il serait odieux de prendre les femmes de haut parce qu’elle prend la pillule, qu’elle soit remboursée ou non. Trivialiser le malheur, le choix ou le métabolisme des uns et des autres est et restera toujours grotesque, à moins de vouloir à tout prix créer de la dissension.

    – Concernant les stars, vous répondez à vos interrogations dès votre première phrase: « presse à scandale ». Donc une presse qui n’a qu’un seul but: faire du chiffre par tous les moyens possibles. Donc sexe, scandales, atteintes à la vie privée, créations de fausses rumeurs, distorsions de réalité, critères de beauté irréalistes etc. S’étonner de doubles pages dans ce genre de presse consacrées à des seins nus, à la cellulite de telle ou telle star, aux problèmes privés d’un tel est tout bonnement irréaliste! Si vous vous attendez à ce que ces torchons respectent l’éthique, la morale et la vie privée de tout un chacun, vous pouvez vous levez de bonne heure! Encore une fois: chiffre et audience par tous les moyens possibles et imaginables.
    Concernant le slut-shaming, il ne faut pas prendre les dires d’abrutis considérant un viol comme « mérité », ou une agression comme « logique », comme représentatifs d’une grande part de la gent masculine. Ce serait comme prendre la parole de détraquées applaudissant ou minimisant les violences, agressions ou viols perpétrés par des femmes à l’encontre d’hommes parce « qu’ils l’ont cherché », ou que « ça leur apprendra » comme parole d’évangile. Problème: c’est cette minorité de personnes que l’on voit le plus ou retient le plus lorsque l’on écume les commentaires sur les réseaux. Solution: relativiser.
    Généraliser les dires d’extrémistes à tout un mouvement ou toute une population est, pour le coup, fondamentalement injuste et faux.

    – Le problème que je vois lorsque l’on mentionne le plafond de verre et qu’on le désigne comme étant la principale cause de la disparité homme/femme au sein d’autorités dirigeantes, tant sur le plan économique que politique, c’est que l’on mélange tout, ignore la réalité des faits en l’opposant à une réalité fantasmée tout en sautant à pieds joints dans une explication un peu trop simpliste à mon goût.
    Vous voyez des dirigeants phallocrates dominant les femmes, je vois, pour ma part, des individus qui sont montés au pouvoir de par leur mérite et leurs apports, et dirigeant d’autres individus, indépendamment de leur sexe. Jusque là, dans notre société actuelle, hommes et femmes ont pu évoluer librement dans le monde du travail, en tant que personnage publique asexué: la personne active. Ramener tout à une simple histoire de différence génitale est, je trouve, dommageable et erroné. Lorsque l’on veut traiter d’un sujet comme celui là, étudier des chiffres « de moyenne » ne suffit plus; il faudrait faire du cas par cas à très grande échelle, ou bien faire des études plus ciblées pour déceler d’éventuels accès de sexisme, ou bien un simple fait.
    Qui plus est, si plafond de verre il y a, le limiter à une seule cible, à savoir le sexe féminin, est une fois de plus très réducteur. Que les travailleurs soient de sexe masculin, qu’ils aient telle orientation politique, telle orientation sexuelle, telle personnalité, tel physique, telles habitudes, telles particularités, tels défauts, tels soins du corps, telle religion etc. Autant de facteurs qui pourraient faire frein à une carrière donnée.
    Il faudrait également tenir compte de la dynamique des couples des personnes actives. Comment réagissent des couples de niveau éducationnel et de catégorie professionnelle équivalents lors de l’arrivée d’un ou plusieurs enfants et qu’est-ce que cela change au niveau du parcours professionnel, des motivations, aspirations et des buts fixés, de leur vision du bonheur de leur famille? Même questions pour des couples de niveau éducationnel et de catégorie professionnelle différents.
    De même, il ne faudrait pas faire l’impasse sur les préférences globales et les choix de vie professionnels des hommes et des femmes. La théorie de la préférence du Dr. Hakim apporte un point de vue intéressant sur la chose. Critiquable, mais néanmoins intéressant dans une démarche de compréhension de la société.
    La parité forcée en tant qu’expérience temporaire dans le but de créer une sorte de mouvance: je dis pourquoi pas, même si je trouve ça à l’encontre des valeurs de notre république. La parité forcée systématique sur tous les points sans chercher à comprendre les tenants et les aboutissants du problème, sans tenir compte des préférences et du libre arbitre des citoyens et des dynamiques qui interviennent dans leurs relations, leur vie privée et leur vie professionnelle: je dis clairement non, nous ne sommes pas en ex-URSS!
    Enfin bref, le sujet est vaste et tout mettre sur le dos du sexisme est, pour moi, un raccourci honteux. Il faut tenir compte de toutes les variantes en action!

    – Concernant la violence conjugale envers les hommes, si elle n’est plus globalement niée, elle reste malgré tout vue comme ridicule ou exceptionnelle par une grande partie de la population, tant civile que judiciaire.
    Pire encore, les campagnes de prévention contre les violences conjugales ne font jamais mention de cette réciprocité de violences – les victimes et les agresseurs ne devraient pas être exclusivement femmes et hommes vu quela réalité est tout autre! – et pour un sujet grave comme celui-là, j’en suis tout simplement écoeuré. Comment réagiriez vous si les campagnes du SIDA ne tenaient compte que des malades femmes ou hommes? Ne vous sentiriez-vous pas exclue si vous ne pouvez pas vous identifier en tant que personne dont la détresse est reconnue?
    Et que dire des moyens mis en place pour aider les hommes victimes de violence? Il y a quasi inexistence de refuge leur étant dédié, les refuges pour femmes refusant tout simplement leur présence. Ils sont du coup obligés de se tourner vers les organismes pour sans abris. Ceci étant déjà parfois le cas pour les femmes battues, si vous êtes un homme dans ce cas, la situation est d’autant plus critique!
    Sur le sujet des violences conjugales, une publication m’a pour le coup profondément choqué: « Gender Symmetry in Partner Violence: Evidence and Implications for Prevention and Treatment », de Murray Strauss. Publication ou il fait état de la disponibilité de données montrant la réciprocité des violences conjugales… depuis plus de 25 ans! Il y montre également la volonté manifeste de nombreuses études dites féministes de falsifier les résultats ou de distordre la réalité des faits. Choses que je trouve, au bas mot, criminelles lorsque l’on se dit chercheur ou scientifique: si les résultats ne concordent pas avec notre postulat initial, supprimer ou déformer ces derniers pour qu’ils corroborent magiquement notre hypothèse est déontologiquement abject!
    Des exemples: poser des questions aux définitions imprécises et au sens large, considérer le fait de se sentir harcelé en public comme étant un cas de violence sexuelle, considérer une attaque aux parties génitales d’une femme comme viol mais une attaque aux parties génitales d’un homme comme « autres », ne tenir compte que des résultats des études mettant en cause des victimes femmes et des agresseurs hommes et ignorer le cas inverse…

    Pour terminer, je nuancerais également vos derniers propos: le féminisme et le masculinisme veulent tous deux, respectivement, défendre les droits des femmes ou des hommes en dénonçant des injustices commises à leur encontre et en proposant des moyens d’y remédier. Il y a du vrai dans ces deux courants, comme du faux ou de l’exagéré. Et lorsqu’il y a faux ou exagération, je trouve qu’il est normal de réagir et de pousser les uns et les autres à la réflexion. Je trouve que pousser à la caricature comme vous le faites (féminisme=égalité, masculinisme=asservissement) est trop réducteur. Placarder une affiche sur ses détracteurs est certes compréhensible, voire facile, mais si vous écrémez les extrémistes d’un côté ou de l’autre et ne tenez compte que des propos cohérents, non biaisés et argumentés il y a matière à discuter.
    Exemple: le féminisme a grandement participé à briser le tabou des violences perpétrées à l’encontre des femmes, ou à permettre l’égalité des opportunités dans le monde du travail. Le masculinisme a montré que des hommes souffraient réellement de violences conjugales, ou qu’il existe une souffrance des pères lors de divorces. Malgré tout, des deux côtés, l’on voit souvent des débordements qui ne sont pas toujours contenus.

    Pour (vraiment!) terminer, je ne me considère comme n’étant ni féministe, ni masculiniste. Je ne vois dans cette malheureuse opposition qu’une guerre des sexes où l’humain, l’individu, y perd énormément. De complémentarité on passe à opposition. De libre arbitre on passe à choix forcé. D’individu avec un esprit, une histoire et une opinion propre on passe à un groupe, un bloc homme ou femme, ce qui est la pierre angulaire de toutes les généralisations erronées émises par ces deux mouvements. Triste…

    J’espère que vous ne verrez en mon post qu’une simple volonté de débattre respectueusement et non pas une volonté d’imposer quoi que ce soit ou de… « ne dire que de la merde » comme le déclare Mouffles.

    • (Désolé pour les fautes d’accord ici et là. Malgré une relecture il y en a qui m’ont échappé.)

      • Voici le genre de débat que l’on devrait voir plus souvent, et surtout dans un cadre respectueux sans attaques personnelles ou insultes qui ne servent strictement à rien à part niveler vers le bas l’échange. Car les choses ne sont jamais simples, et il n’y a malheureusement pas qu’une explication qui permet de traiter des sujets aussi vastes. Les facteurs économiques doivent aussi être pris en compte, puisqu’ils sont dans notre société prépondérant. On changera les mentalités ou idéaux à travers un long processus d’échange et de discussion recouvrant une large partie de la population, car nous sommes dans un système politique voir économique de la demande. L’électorat fait le choix, mais il faudrait pour que ce dernier soit le plus efficace possible que les citoyens disposent de toute l’information disponible…

      • Salut !

        C’est vachement intéressant, ce que vous dites tous les deux.

        Je n’ai malheureusement pas le temps de répondre aussi longuement, alors je vais me concentrer sur le point de la représentation dans les médias.

        Guybrush => Tes arguments m’ont aussitôt fait penser à cette BD de Mirion Malle que je trouve géniale, alors je la poste ici, même si vos derniers post datent d’un moment 🙂
        http://www.mirionmalle.com/2014/07/representation-pour-tous.html

        Comme ça si des gens de passage lisent votre débat ils trouveront peut-être cela intéressant aussi.

        Bonne journée,

        Z.

  6. Merci pour ton post Guybrush.

    Son seul défaut, être beaucoup trop long pour être lu par la majorité des gens !

    Je suis rassuré de voir que d’autres personnes ont compris que l’opposition des sexes n’était pas chose souhaitable.

    Vous avez également mis le doigt sur ce qui me met mal à l’aise en tant qu’homme à propos du discours féministe.
    Je souhaite un monde meilleur où femmes et hommes pourraient vivre heureux sans subir de violence aussi bien physiques que psychologiques, pourtant quand j’entend les arguments féministes j’ai toujours l’impression que la conclusion sous-jacente cherche à nous faire passer pour des monstres. Violeurs, dominateurs, méprisants bref inhumains.
    Je ne nie pas les faits, bien au contraire. Car même en tant qu’homme j’ai depuis longtemps constaté les injustices perpétrées par cette société et son idéologie qui elles sont bien violentes, dominatrices et inhumaines…
    C’est pour cela que les idées féministes me mettent mal à l’aise. Je n’y vois qu’un étalage d’injustice contre lesquelles je me sens impuissant et j’ai tout de même l’impression qu’on m’accuse de les commettre…

    Il y a deux points que je voudrais souligner particulièrement.
    1) Les hommes comme les femmes sont victimes de cette violence.
    2) Tous les hommes ne cautionnent pas cette situation. ( et toute les femmes non plus bien sûr mais ça vous le savez déjà 😉 )

    Pour reprendre la fin du pavé de Guybrush, je pense que nous devrions chercher à nous unir, femmes et hommes contre l’idéologie sexiste et je ne crois pas que ce soit en dénonçant perpétuellement les mêmes injustices homme/femme que cela nous aidera à nous réunir.
    Je pense au contraire que l’on devrait mettre en avant le fait que de nombreux hommes, de plus en plus chaque jour sont aussi opposés à cette situation.

    Le problème est même plus général que cela. C’est toute la structure de la société qui est concernée.
    Ce que j’écris ici n’est le fruit d’aucune statistique mais simplement le reflet de mon expérience personnelle :
    Si l’on compare les différentes idéologies évolutives face aux conservatrices et leurs partisans respectifs, ce sont souvent les mêmes personnes qui sont à la fois : pour les droits de la femme, pour l’écologie, pour la liberté d’expression ou contre la guerre, les violences animales etc…
    De la même façon il n’est pas rare qu’un même individu cumulent différentes idéologies conservatrices.
    Tout naturellement, les personnes les plus jeunes seront plus enclines à l’évolution alors que les plus âgées se rattacheront plus souvent à ce qu’elles connaissent déjà.
    Ce que je veux dire c’est que c’est aussi une question de temps, je vis dans un milieu encore jeune et autour de moi personne ne cautionne ou ne se rie des injustices commises envers les femmes. Alors que certaines personnes plus âgées de ma famille assument pleinement certains de leurs préjugés, sur les femmes mais pas seulement. Sur le travail, la guerre, les étrangers etc…

    Plus que féministe, je crois que je suis humaniste et si je devais chercher à faire un monde meilleur, je chercherais à le faire pour chacun d’entre nous sans exception. Qu’il soit homme, femme, noir, blanc, homo, hetero, petit, grand, maigre, gros…
    Je ne sais pas trop quoi dire de plus mais je peux vous proposer une idée de féminisme positif !
    Pourquoi ne pas organiser de simples sondages sur votre site (ou sur un autre site dédié) sous la forme :

    « Combien d’hommes seraient prêt à… »

    Suivi de toutes les revendications politiques ou sociales de votre choix.
    Ce serait un moyen pour vous d’exprimer vos revendications et permettrait aux hommes de vous soutenir activement et ouvertement, sans culpabiliser. Une sorte de sondage d’opinion. Une façon de réunir les hommes et les femmes qui pensent de la même façon. Je suis sûr que pas mal d’entre nous seraient ravis d’y participer.

    Et maintenant juste pour rire, imaginez le pouvoir d’influence qu’aurait un tel plugin sur un site comme facebook s’il venait à se démocratiser…
    Mais ce n’est qu’une idée bien sûr 😉

  7. Toujours les mêmes réactions… Toujours ce féminisme qui exagère, qui ne tient pas compte de tous les facteurs ou des vrais problèmes, qui se construit en opposition aux hommes. Toujours ce « malaise », ces dénégations indignées genre « Mais arrêtez de dire que tous les hommes sont des violeurs ! ». Jamais de remise en question. Vous ne vous êtes jamais demandé si votre statut d’homme ne vous empêchait pas un peu de comprendre la nécessité et la légitimité du féminisme ?

    Vous vous rendez compte à quel point votre tranquille minimisation de la domination masculine, sous couvert de débat, est à la fois violente et révoltante ?

    Lisez donc ça avant de revenir vous plaindre de ce féminisme qui vous oppresse (sachant que votre réaction est précisément celle qui est dénoncée dans ce billet, mais bon…) :

    http://www.crepegeorgette.com/2014/03/12/les-luttes-feministes-peuvent-elles-se-passer-des-hommes/

  8. Il serait ridicule de taxer le féminisme d’exagération, comme en témoigne votre réaction pleine de finesse et de nuance. Je ne doute pas que c’est exactement ce dont ce mouvement à besoin pour être entendu et pris au sérieux par la majeure partie de la population.

    Je crois que vous avez malheureusement déjà pris conscience de la tragique vérité :
    Aucun homme n’est capable de comprendre la cause des femmes. C’est d’ailleurs logique car aucun d’entre nous n’est capable de compassion, plus particulièrement en ce qui concerne les femmes…
    Je relis ce passage de ma précédente intervention :
    « Je ne nie pas les faits, bien au contraire. Car même en tant qu’homme j’ai depuis longtemps constaté les injustices perpétrées par cette société et son idéologie qui elles sont bien violentes, dominatrices et inhumaines… »
    Et je réalise avec dépit à quel point tous les hommes sans exception cherchent systématiquement à « minimiser les faits » comme vous le soulignez avec tant de justesse et de pertinence…

    Votre lien lui aussi démontre indéniablement à quel point les hommes sont tous éduqués à devenir des violeurs.
    Avez-vous remarquez comment dans la plupart des films et séries les personnages qui violent des femmes sont encensés et mis en valeur par le scénario ? Souvent ce sont les héros. Et quand quelqu’un vient les en empêcher, c’est forcément le méchant de l’histoire. Heureusement, ce dernier subira une mort horrible et violente pour avoir voulu empêcher le héros de commettre son crime…pardon son exploit !
    Hier encore, je voyais un père de famille féliciter son fils pour avoir violé sa petite soeur pour la première fois.
    « Te voilà enfin un homme mon fils, un vrai, je suis fier de toi ! »
    En effet, tant que ce genre de comportement sera monnaie courante, il sera difficile voir impossible de faire évoluer cette situation désespérée…

    ….

    Bon j’arrête avec l’ironie à deux balles, mais parfois exagérer un discours est le meilleur moyen d’en souligner les limites…
    Relisez votre précédente intervention.
    Que peut-on répondre en tant qu’homme face à votre message à sens unique rempli d’accusation, d’amertume et d’agressivité.
    Pour être honnête, je vous trouve aussi agressive et bourrine que certains des « mâles dominants » que je vois agir en société.

    Je ne sais pas quoi vous dire…
    Je ne suis pas votre ennemi.
    Je ne cautionne pas plus que vous la domination masculine et les injustices qui en découlent au sein de la société, car j’en suis également régulièrement victime que vous vouliez bien l’accepter…ou pas.
    Je reconnais que les choses doivent changer, et je souhaite sincèrement qu’elles changent dans l’intérêt de tous.

    Alors, vu qu’apparemment vous pensez sincèrement qu’aucun homme ne se remet en question vis-à-vis de la « domination masculine » (alors que j’en fais pourtant clairement état dans mon précédent message) je me permet à mon tour de vous envoyer un lien :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Projection_(psychanalyse)

    Les 3 premières lignes seulement devrait vous éclairer sur votre comportement actuel.
    – Vous accusez autrui de faire preuve de violence alors que cette dernière apparaît clairement à travers votre discours.
    – Vous accusez autrui de minimiser la domination masculine alors que vous ignorez complètement le fait (pourtant plusieurs fois mis en avant) que les hommes également peuvent souffrir de cette même violence. (et donc vous adoptez exactement l’attitude que vous reprochez à autrui)
    – Pour finir vous accusez autrui d’être incapable de se remettre en question quand manifestement vos émotions négatives (notamment la colère) ont pris le contrôle de votre logique afin de mieux pouvoir se justifier et se perpétuer…

    Pour résumer, l’image mentale que vous avez construit des hommes correspond en fait à la partie masculine de votre personnalité.
    Cette dernière étant diabolisée, vous ne pouvez l’assumer et donc vous la projetez vers l’extérieur sans réaliser qu’elle existe et agit à travers vous…
    Au contraire, si vous acceptez que tout les hommes ne sont pas des salauds, peut-être pourrez vous (re)découvrir la part masculine en vous-même qui vous aime et vous souhaite du bien, car elle existe et, elle aussi est bien présente 😉
    Mais pour cela vous devrez réaliser d’où provient l’image négative des hommes que vous entretenez.
    (un indice, c’est souvent le père)

    Bref, faites la paix avec vous-même, la situation restera la même, mais vous serez plus apte à y faire face .
    Je ne vous demande pas d’être passive face à la situation, au contraire. Mais vos actions seront forcément plus pertinentes et efficaces si vous ne laissez pas la colère mener votre barque.

    Je ne m’attend pas à se que vous compreniez, je suis même sûr que vous allez trouvez plein d’arguments logiques pour démonter mon discours et prétendre que je dis vraiment n’importe quoi, ou simplement le balayer d’un revers de la main par le biais de n’importe quel prétexte.
    Mais je vous recommanderais simplement d’être attentive aux émotions que vous ressentez et développez alors que vous faites ainsi…

    Bonne chance 🙂

    • Merci, mais alors 1000 fois merci « de passage… »
      Mon expérience personnelle de mâle alpha débordant de testostérone, incapable d’assumer ses pulsions de violence c’est que… stop ! On n’est pas tous comme ça loin s’en faut. Les pires anti-féministes que j’ai pu voir et entendre, c’était des femmes, pas des hommes. Je veux bien croire qu’il reste encore tout un tas de salopards qui vous mènent la vie dure, m’enfin ces cas ne sont plus la norme. La connerie et les clichés, je vous assure que c’est également partagé, quelque soit le sexe.
      Alors c’est bon c’est intégré que vous êtes nos égales. Arrêter de vouloir à tout prix nous faire culpabiliser pour des choses dont on n’est pas responsable. C’est exactement comme si on vous faisait culpabiliser pour être des occidentaux impérialistes responsable de la misère et de la faim dans le monde (même si vous êtes un/une gauchiste droit de l’hommiste engagé(e)).
      Et pour la petite histoire, je suis une victime de sexisme « inversé » : mon ex a kidnappé ma fille malgré ma volonté de m’en occuper autant qu’elle. Mais devinez dans quel sens va la justice quand on parle des enfants !

  9. Il est sidérant de constater comment un pamphlet pro féministe ( donc un peu caricatural) peut même agacer les « hoministes » Avec arrogance en remettant plusieurs couches dans leur chapelle où ils récitent inlassablement les éternels psaumes , et ils pense être convaincants parce qu’il détiendraient la seule Vérité , celle historique sortie du fond des âges , bref celle qu’ils ont eux même construite.. Ils prétendent défendre une cause qui serait le pendant masculin du féminisme, travaillant lui aussi dans une perspective d’atteinte de l’égalité des sexes. Le masculinisme n’est pas l’équivalent du féminisme : il part de la prémisse que les hommes, à cause des avancées féministes, peuvent être perçus comme un groupe social opprimé de la société, occultant ainsi l’analyse féministe des rapports sociaux de sexes. Le masculinisme est un mouvement en réaction au féminisme qui vise à maintenir ou rétablir les privilèges masculins qu’il voit menacés au sein d’une société où les hommes en tant que classe sont définitivement favorisés. D’ailleurs Causeur est une opposition au mag Causette Le fait de piller ainsi l’imaginaire féministe pour servir la « cause des hommes » est un procédé masculiniste classique, qui s’inscrit pleinement dans le mouvement de « backlash » qui vise à contrer le mouvement d’émancipation des femmes. Le féminisme n’est pas un combat anti-hommes, mais bien un mouvement pro-femmes qui vise l’égalité des sexes. Et on ne pourra pas entamer de dialogue constructif à ce sujet sans aborder la question incontournable du privilège. Tenez ce pamphlet pour ce qu’il est un trait d’humour face à la sottise de ceux qui refusent de reconnaitre l’asymétrie des rôles assignés entre les femmes et les hommes…

  10. @Taranis
    Pour commencer je crois qu’on ne dit pas hoministe/isme ou masculiniste/isme mais machiste/isme.

    De plus votre analyse est quelque peu erronée dans sa chronologie, en effet le machisme existe depuis plusieurs siècles, et la société est pour ainsi dire bâtie sur la base de cette idéologie. Le féminisme est donc une réaction (légitime) face au machisme et non l’inverse. Certes il existe des mouvements anti-féministe, mais ce ne sont finalement que les relais de cette même idéologie de domination masculine qui sévit depuis bien longtemps déjà.

    Vous opposez le machisme au féminisme mais vous n’avez manifestement pas réalisé que c’est deux idéologies ont en commun leur sexisme. En effet, que ce soit le machisme ou le féminisme, chacun de ces modes de pensées visent à faire valoir un des deux sexes au détriment de l’autre. Le féminisme utilise la plupart du temps les mêmes procédés agressifs, accusateurs, abaissants, les mêmes méthodes machistes basées sur le rapport dominant/dominé qui régissent par ailleurs la majeure partie de cette société…

    Permettez-moi de vous dire que cette façon de penser n’a rien de « féminin ».

    Là où la virilité représente symboliquement la force, la prise d’initiative, le courage, la féminité est censé incarner (entre autres) les concepts de finesse, générosité, grâce… Il ne s’agit là que de la symbolique de dualité que l’on retrouve dans l’Univers tout entier : Attraction/Répulsion, Émetteur/Récepteur, Jour/Nuit…

    Ce discours caricatural pourrait paraître sexiste si on ne prend pas en compte le fait que ces différents attributs dits « masculins ou féminins » sont en fait accessibles aux deux sexes. En effet, même si nos corps sont sexués, nos esprits sont conçus pour accueillir et développer les qualités propres à ces deux polarités complémentaires.
    Il faut également prendre en compte que la féminité comme la virilité ont chacun leur penchants négatifs : quand la virilité dégénère elle devient violence, domination et lâcheté, alors que la féminité en est réduite à la passivité, la soumission, la perfidie…

    Ce que j’essaye de démontrer, c’est que dans cette société basée sur la violence et la domination (« la loi du plus fort »), les hommes comme les femmes sont enclins à adopter une attitude machiste. C’est le cas pour encore une majorité d’hommes, refusant de se remettre en question et voyant en la femme un objet de soumission, simple reflet de leur féminité intérieure inhibée voir inexistante. De la même façon, les femmes qui cultivent une image intérieure négative des hommes ne font que projeter cette image à travers leur propre attitude devenant ainsi sans s’en apercevoir violente et dominatrice.

    Si vous observez les méthodes employés par le mouvement dit « féministe », vous constaterez qu’il s’agit bien d’une idéologie encore une fois basée sur l’opposition, la lutte, l’agressivité, bref, rien qui ne soit réellement féminin. Contrairement à ce que vous croyez, le féminisme ne vise pas à rétablir l’équilibre entre les sexes, il cherche la plupart du temps à rendre aux hommes la « monnaie de leur pièce ». Cet article « humoristique » en est l’exemple parfait, il s’agit bien d’un procédé machiste ou dans ce cas précis sexiste. Les rôles sont inversés mais le processus reste identique.
    Si vous comparez le sexisme au racisme, ce serait comme si le peuple africain cherchait à faire subir au peuple occidental les mêmes injustices qu’ils ont eux-mêmes subies au cours de l’histoire (esclavage, colonisation, génocide etc…) au nom de la justice ou de l’équilibre. Le racisme dans les faits à majoritairement été imposé par les « blancs » envers les « noirs » mais un simple renversement de situation ne saurait la rendre plus juste.

    Rien que dans le nom qu’il s’est donné le féminisme cherche à mettre la femme en avant, auquel cas il s’appellerait humanisme. En outre, faire porter la responsabilité de la structure de notre société uniquement aux hommes serait une erreur. Derrière chaque macho, il y a une mère l’ayant éduqué et une femme acceptant la soumission à ses côtés devenant mère à son tour.

    Bien sûr après des siècles et des siècles d’oppression masculine, la prise de conscience des inégalités hommes/femmes était souhaitable et nécessaire pour tout le monde, mais désormais le féminisme se doit d’évoluer vers un consensus profitable aux deux sexes, autorisant les hommes à assumer leur féminité tout en réconciliant les femmes avec leur vision de la virilité.

    Je vous recommande de jeter un oeil à ce discours prononcé par Emma Watson (alias Hermione Granger) à l’ONU l’année dernière :
    Version texte – http://www.buzzfeed.com/rossalynwarren/emma-watson-discours-feministe#.vllpZ4jGk
    Version vidéo sous-titrée – https://www.youtube.com/watch?v=Fmi8kr-YGLg

    Ce discours, contrairement aux discours « féministes » classiques contient tous les éléments amenant à une société meilleure pour les hommes comme pour les femmes. Cette jeune demoiselle a bien réalisé que la situation n’était pas seulement nuisible pour les femmes mais également pour les hommes, exhortant ces derniers à rejoindre les femmes afin d’affronter ensemble l’idéologie machiste génératrice d’injustices et de souffrance pour chacun d’entre nous. Il est possible de réformer la société dans son ensemble mais pas en se dressant, hommes et femmes, les uns contre les autres.
    Quand j’écoute ce discours, je retrouve réellement les attributs positifs de la féminité : intelligence, nuance, coopération, réconciliation, paix etc… Car en définitive, le vrai féminisme n’est pas une histoire de lutte des femmes contre les hommes, c’est l’union entre nos deux sexes afin de mettre fin aux valeurs de violence et de domination prônées par notre société.

    Si vous regardez à nouveau certaines des précédentes interventions (en allant au delà de ce que vous cherchiez à y voir), vous constaterez que cette notion d’union et de réconciliation des sexes a déjà été mentionné plusieurs fois, paradoxalement par des intervenants très probablement de sexe masculin faisant pourtant preuve de bien plus de « féminité » que certaines militantes dites « féministes » bloquées dans une attitude typiquement « masculine ».

    Voilà, j’ai les mêmes revendications que vous en ce qui concerne le statut social et politique et plus globalement sur l’image de la femme et de la féminité dans la société, pourtant en tant qu’homme il m’est impossible d’entretenir une image de la virilité uniquement malsaine et négative.
    Je suis votre allié dans tous les combats que vous souhaiterez mener, tant que ces derniers auront pour objectif d’élever les femmes sans dénigrer ou rabaisser l’homme que je suis.

    A bon entendeur 🙂

    • Bien sûr Monsieur je sais tout, surtout il sait mieux que les femmes la façon dont elles vivent la discrimination dans le sexisme quotidien : Celui-ci est le rapport systémique dominant /dominé instauré effectivement depuis des dizaines de siècles par le patriarcat : Parler de misandrie ,ce dont on taxe souvent les féministes est aussi absurde que de parler de racisme anti-blanc ou d’hétéro-phobie : on mélange comportement individuels dont les féministes ne nient pas la possible existence et une structure sociale Le féminisme concerne les femmes. C’est à propos de nous, pour nous et mené par nous. Ce n’est donc pas à propos de comment vous vous sentez blessé ou menacé par le féminisme ou les femmes, ou à propos de comment vous êtes opprimé en tant qu’homme. Nous savons que le patriarcat a un impact négatif sur tout un chacun, et si vous sentez le besoin d’attirer constamment l’attention sur votre situation d’homme, examinez cette dynamique. Il s’agit souvent d’une façon inconsciente d’exercer le contrôle Rappelez-vous que lorsque les femmes expriment leur frustration à l’endroit du patriarcat, il ne s’agit pas d’une attaque personnelle contre vous et vous n’avez pas besoin de répondre comme si c’était le cas Quand à prétendre que nous n’aimons pas les hommes, c’est parfaitement faux. Ce qui est vrai en revanche, c’est que nous n’aimons pas la misogynie (qu’elle vienne d’hommes ou de femmes, d’ailleurs), et que nous nous renfrognons facilement face à un comportement stupidement viriliste et macho. Mais comprenez-nous bien : ce ne sont pas les hommes que nous n’aimons pas, ce sont leurs attitudes potentielles à répondre aux injonctions à la virilité. Si un homme ne tente pas de nous faire de pathétique démonstration de force et n’essaye pas de renvoyer des femmes à leur prétendue place, nous sommes disposé-e-s à créer des liens avec lui. Des tas de féministes femmes ont des hommes dans leur vie. Je suis moi-même une maitresse partagée et totalement dépendante financièrement et surtout de leur virilité et je l’assume….Et non je ne parle pas du machisme, le sexisme masculin, qui structurellement n’a pas son équivalent féminin (d’ailleurs pas de nom), car c’est la théorie selon laquelle on serait plus apte à faire certaines activités selon son sexe et que hommes et femmes sont essentiellement inégaux parce qu’ayant des attributs génitaux différents. C’est ainsi qu’on prétend que l’homme est naturellement plus fort, plus apte à gouverner, à être à la tête d’un groupe, plus responsable, plus intelligent et plus créatif, quand la femme, elle, serait plus futile, maternelle, soigneuse, discrète, coquette, vénale et sentimentale partir de ces soi-disant pré-dispositions, on part donc du principe que les hommes doivent avoir un certain comportement et les femmes un autre. Ainsi, on apprend aux enfants à agir d’une manière normée. Ce qui donne effectivement l’impression que les comportements genrés sont naturels et génétiques alors qu’ils sont socialement acquis. Ce que les féministes essaient donc de démontrer, c’est que le comportement genré est quelque chose qu’on apprend et non pas quelque chose d’intrinsèque à notre sexe. Ainsi ils espèrent permettre à tout le monde de vivre librement sans se soucier de savoir si il/elle doit savoir s’occuper des nourrissons ou savoir bricoler
      Ceci dit …Je parle bien du masculinisme qui est un « mouvement social réactionnaire qui prétend que les hommes souffrent d’une crise identitaire parce que les femmes en général, et les féministes en particulier, dominent la société et ses institutions » C’est donc une forme spécifique d’antiféminisme. Certain l’aborde se façon plus « paternaliste » (ceux que j’édulcore comme « hoministes ») Ce qui serait votre cas ( ??), renvoyant les sexes dos à dos dans une complémentarité comme si c’était un rapport de force était symétrique et égalitaire….Les femmes sont partie prenante , elles ne sont pas à l’extérieur mais à l’intérieur avec les hommes ce n’est donc pas un affrontement et encore moins une une guerre . Nous sommes toutes d’accord que nous ne ferons pas l’Egalité contre les hommes. « Les féministes qui veulent prendre le pouvoir ! » (il y aurait donc un pouvoir à prendre ?). Ce n’est pas le cas. Les féministes luttent contre le patriarcat, pas contre les hommes Mais vous voulez encore une fois nous imposer une vision très masculine du féminisme. Vous faites je crois la confusion entre féminisme et paternalisme avec l’impression d’une sincère intention d’aider les femmes. Et pourtant, ne nous y trompons pas, le but recherché est exactement l’inverse Le paternalisme n’a rien à voir avec le féminisme, ce mouvement dans lequel les femmes luttent pour sortir de la domination masculine et obtenir les mêmes droits que les hommes (égalité).Ne confondons pas non plus l’humanisme incarné par ONU-Femmes et la lutte aux quotidiens des stéréotypes qui nous détermine….Le discours reste dans les grande incantations du millénaire, et effectivement il faut des actrices de terrains moins diplomates pour faire bouger les choses que vous vous avez défini comme une normalité dans un monde conçu par et pour les hommes , pourquoi devront négocier l’égalité qui ferait de nous un être humain au même titre que les hommes..D’ ailleurs si les femmes progressent dans les instances politiques, elles restent largement exclues du domaine de la futurologie….Nous avons besoin de preuves d’amour et pas de tous vos blablas qui ne renoncent finalement à rien…Si la femme est l’avenir de l’homme il est grand temps de s’y mettre… Emma Watson a appeler les hommes à rallier notre cause pas l’inverse et aussi pour sa part, pu déclarer : « Le féminisme n’est pas une dictature ».

  11. Bien sûr Monsieur je sais tout….. surtout il savent mieux que les femmes la façon dont elles vivent la discrimination dans le sexisme quotidien ( qui est bien un rapport dominant /dominé et donc pas reciproque), et non je ne parle pas du machisme qui a prospéré dans la phallocratie depuis que l’homme est devenu conquérant…Je parle bien du masculinisme qui est un « mouvement social réactionnaire qui prétend que les hommes souffrent d’une crise identitaire parce que les femmes en général, et les féministes en particulier, dominent la société et ses institutions » C’est donc une forme spécifique d’antiféminisme. Certain l’aborde se façon plus paternaliste (et se déclarent « hoministes ») Ce qui serait votre cas ( ??), renvoyant les sexes dos à dos dans une complémentarité comme si c’était un rapport de force somme toute égalitaire….Je suis d’accord avec vous que ce sur ce constat que ce n’est donc pas une guerre, et que nous ne ferons pas l’Egalité contre les hommes. Mais vous voulez encore une fous nous imposer une vision très masculine du féminisme. Car pour nier les oppressions, vous vous appuyiez sur une idéologie naturaliste et renforcée aujourd’hui par la médiatisation de certaines études neuroscientifiques  qui prétend qu’il existe des natures féminine et masculine bien distinctes, dépendantes des chromosomes, des hormones et autres complexes prétendument neuro-bio-psycho-schismogenésique. Vous utilisez ce discours sur les différentes «natures» et leur complémentarité, pour pérenniser le système hétéro-sexiste. En passant il rend également symétriques les violences ce qui permet d’évacuer la question de la prévalence des violences masculin Ne confondons pas non plus l’humanisme incarné par ONU-Femmes et la lutte aux quotidiens des stéréotypes qui nous détermine….Le discours reste dans les grande incantations du millénaire, et effectivement ils faut des actrices de terrains plus virulentes pour faire bouger les choses que vous vous avez défini comme une normalité dans un monde conçu par et pour les hommes ..D’ailleurs si les femmes progressent dans les instances politiques, elles restent largement exclues du domaine de la futurologie….Nous avons besoin de preuves d’amour et pas de tous vos blablas…Si le femme est l’avenir de l’homme il est grand temps de s’y mettre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s