Les Dégenreuses

Blog féministe & geek

Ce qu’elles veulent

Les_degenreuses_cequellesveulent

« Elles ont déjà le droit de vote, mais que veulent-elles de plus ? »

Elles veulent

La fin des violences conjugales.

La fin des violences sexuelles contre les femmes, les enfants, et les hommes.

La fin des mythes sur le viol, et la fin du victim-blaming.

La fin de l’homophobie, de la lesbophobie, de la biphobie.

La fin de la transphobie.

La fin du fat-shaming, et du body-shaming.

La fin des violences envers les personnes prostituées.

La fin de la maltraitance médicale gynécologique lors des consultations, des accouchements, des avortements.

La fin de la désinformation volontaire sur la contraception et la sexualité.

La fin des écarts de salaire.

La fin du non-partage des tâches ménagères.

La fin du harcèlement de rue, et du harcèlement sexuel.

La fin des cases sur les formulaires nous demandant notre statut marital.

La fin du racisme.

La fin du validisme.

La fin du classisme.

La fin des stéréotypes de genre.

La fin du slut-shaming et du prude-shaming.

La fin de tout jugement sur nos vies sexuelles et romantiques.

La fin de tout jugement sur notre habillement.

La fin du patriarcat.

Voilà ce qu’elles veulent.

____

Cette petite liste non-exhaustive est une réponse à une question qu’on entend encore beaucoup trop quand une personne parle de féminisme. Il y a sûrement des revendications à ajouter, mais je pense que c’est un bon point de départ pour expliquer tous les problèmes que, malheureusement, le droit de vote n’a pas encore résolu…

Une réflexion sur “Ce qu’elles veulent

  1. Puis-je vous adresser la traduction d’un texte qui me semble être une excellente réponse à tous ceux qui contestent la nécessité, pour les femmes, de défendre leurs droits:

    « Jeune vierge, je n’ai jamais été sacrifiée aux dieux. Je n’ai jamais été torturée, jugée et brûlée comme sorcière. Je n’ai jamais été ensevelie vivante avec mon mari. Nouveau-née, je n’ai jamais été noyée dans la rivière Yang-c´-tiang. A neuf ans, je n’ai jamais été circoncise par des vieilles femmes. Je n’ai jamais été arrosée avec de l’acide, ni avec de l’essence et personne ne l’a allumée. Personne ne m’a jamais obligée de porter un enfant issu d’un viol et de l’accoucher. Je n’ai jamais saignée à mort suite à l’intervention d’une faiseuse d’anges. On ne m’a jamais lapidée parce que j’ai fait l’amour avant le mariage. On ne m’a jamais obligée de vendre mon corps. On ne m’a jamais coupé les doigts à cause d’ongles laqués. On ne m’a jamais forcée à marcher couverte de la tête aux pieds. Aucun homme ne m’a jamais battu au point d’être obligée de me nourrir avec une paille. On ne m’a jamais interdit de travailler, de m’instruire, de parler en public, de participer aux élections et d’être élue.
    Par chance aucune de ces horribles menaces ne s’est jamais réalisée.
    Ne s’est jamais réalisée mais aurait pu.
    Pour la seule et unique raison :
    Je suis une femme. »

    Ce texte sert de motto au site de Oľga Pietruchová, lauréate 2014 du Prix international Femme de courage décerné par le Département d’État américain, dirige au Ministère du travail, des affaires sociales et de la famille de la République slovaque le Département de l’égalité des genres et des chances.

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